Conseils et technique

Samedi 13 septembre 2008

► Il faut tout d’abord savoir qu’il existe plusieurs disciplines dans le BMX : le dirt, le street, le flat… Dans cet article, nous ne traiterons que des vélos adaptés à la race.        


  Pour les BMX de race (roues de 20 pouces = 50 cm de diamètre), on recense généralement 7 catégories de taille de cadre. De la plus petite à la plus grande, on trouve : les micros, minis, juniors, experts, pro, pro XL, pro XXL et avec selon les marques des tailles complémentaires avec les juniors XL, les experts XL, les juniors pro ....

Pour les cruisers (roues de 24 pouces = 60 cm de diamètre) –type de BMX- réservés aux minimes et plus (en France et en compétition) -  il existe également des différences dans la géométrie des cadres.


  La longueur du tube supérieur (mesurée de l’axe du tube de selle à l’axe de la douille de direction) définit la taille du cadre, sauf pour  la marque Crupi qui prend le tube inférieur comme référence . Cependant, selon les marques, certains minis par exemple, peuvent être aussi grands que certains juniors …

Il faut donc chercher à connaître la longueur du tube supérieur du cadre.


 
Les marques les plus courantes des BMX de race sont : Felt, Redline, GT, Haro, Décathlon, Koxx, SE Racing, Intense , Free Agent … Certaines marques ne commercialisent que des « kit cadre » (cadre seul) à monter à la carte comme Hyper, Supercross, Crupi, Answer...


  A l’achat d’un vélo neuf complet, les différences de prix sont justifiées par :

-        La qualité et les matériaux du cadre (alliages d'acier hi-ten,  cromoly ou alliages d’alu, mais presque tous les BMX de race sont en alu), la finition.

-        Les matériaux de la fourche (souvent en acier cr-mo avec différentes qualités, quelques fois en alu  sur les vélos de série).

-        Le pédalier =  pédalier mono-bloc sur les BMX « bon marché » ou pédalier 3 pièces (rend possible l’adaptation du développement mais rehausse le prix du vélo).

-         La qualité et matériaux des périphériques (jantes, pédalier, potence, guidon  …)

-         La renommée de la marque et la "mode"


Les prix des BMX neufs de minis à Expert débutent rarement sous la barre des 380 € (hors promo) et des 480 € pour les Pros et plus. En cherchant bien, il existe toujours quelques promotions et Décathlon fait (à vérifier)des juniors et experts aux environs de 250 €, en acier, mais suffisant pour commencer.
En général, en fonction de l'entretien, un BMX d'un an se vend 100 à 150 € de moins que le prix du neuf. Par ailleurs, les tailles mini, junior, expert se revendent sans trop de difficultés.

A l'achat du vélo, s'ajoute l'achat d'un casque intégral (à partir de 75€) et des gants (à partir de 20€)

Comme tous les sports mécaniques, les machines demandent de l'entretien et des changements de pièces, surtout quand l'on s'en sert intensément et avec des conditions météo humides.

  A l’achat ou après, il est toujours possible d’apporter des modifications qui permettront d’adapter le vélo  (ex : Pour le premier achat d’un BMX pour un pilote de 1,40 m on peut envisager  un expert avec un guidon de junior).


  Le développement (distance réalisée par le vélo avec 1 tour de manivelles) est un élément important. Il ne doit pas être trop long car cela se traduit par un manque de force du pilote et ne facilite pas les relances ou trop petit car ça "mouline" de trop.
A l’achat d’un BMX avec un pédalier 3 pièces vous pouvez donc  modifier le développement. D’autant plus, que sans que l’on sache pourquoi, les BMX complets sont presque toujours vendus avec un développement trop grand. N’hésitez donc pas à faire changer la couronne ou la roue libre dès l’achat .


  Les pneus doivent êtres les plus petits possible (moins difficiles à « emmener », diminution du développement). Jusqu’à la taille expert, les jantes reçoivent des pneus 1-1/8  et 1-3/8 (à vérifier selon les jantes). Dès la taille Pro, les BMX ont des pneus de 1. 50 - 1.75 ou 2.00. Sur les Pro, il est possible de mettre des jantes 1-3/8. Il faut alors adapter l’emplacement des patins de freins.

  Le site
bmxmag.net propose un tableau sur la taille d'un BMX et de ses principaux composants
. Les indications données sont à moduler en fonction de la morphologie, des aptitudes et des sensations du pilote. Les conseils d’un rider confirmé et/ou de l’entraîneur permettront de personnaliser ces caractéristiques. Cependant, les enfants « grandissant vite » et l’achat d’un BMX s’avérant onéreux, la tendance est d’acheter un vélo un peu grand par rapport à la taille du pilote  afin « qu’il en profite plus longtemps ». Ce n'est pas toujours un bon calcul, car ceci le pénalisera sans doute lors du travail technique tel que les enroulés, cabrés ou sauts. Il faut donc trouver le bon compromis.

  Pour acheter un BMX, il existe plusieurs solutions:
     -   Directement auprès d'un vélociste près de chez soi (éviter les BMX de super marché, qui, si ils permettent de rouler, limiteront rapidement le pilote car trop lourds et à la géommetrie pas adaptée à cette discipline)
     -   Commander sur internet. Les sites souvent très spécialisés sont de plus en plus nombreux. Mais avant toute commande, il est préférable de se faire prêter pour quelques tours de piste, un bicross de la taille envisagée par un copain du club.
     -   D'occasion. En lisant les petites annonces sur les sites de bicross (voir liens), en se renseignant auprès des pilotes et entraîneurs du club, en se déplaçant sur les courses locales (notamment en septembre/octobre et en mars/avril)

Dimanche 21 janvier 2007

« Mais qu’est ce qu’i fait ???   Pédaaaaale – vas-y Pédaaaaale !!! »

 Qui n'a pas entendu ces encouragements (souvent survoltés, parfois hystériques …) aux bords des pistes lors des "petites courses"?  On les entend d’autant plus que le pilote ainsi encouragé est dans les derniers de sa race.

 

 

Si il ne « pédaaaaale » pas, c’est peut-être simplement parce qu’il ne peut pas. Alors pourquoi ?

      -         Ceux qui mènent la course sont rapides, ce qui donne une impression de lenteur pour les autres. Pourtant notre pilote fait un réel effort. Il devra s’entraîner plus et/ou mieux.

-         Le pilote n’a pas suffisamment de technique et perd de la vitesse au lieu d’en gagner sur les bosses.

-         Il a peut être peur des bosses ou des conséquences d’un franchissement non maîtrisé. Ceci explique souvent les arrêts de pédalage bien avant les bosses.

-         Le pilote n’a pas le « physique » pour rouler vite (puissance, vélocité, résistance)

-         Son vélo et son développement* ne sont pas adaptés (compte tenu de sa taille, de sa force ...)

 

Les premières hypothèses concernent le pilote et son niveau d’entraînement. Pour la dernière, il s’agit  de mécanique (en lien avec le « physique » du pilote). Ainsi, le manque de performance est peut être du à un développement et des manivelles inadaptés.

 

Deux constats :

-         Pour l’achat d’un bicross, on conseille, pour ne pas trop effrayer les parents sur le renouvellement du matériel, l’acquisition d’un vélo un peu grand. De ce fait, les manivelles seront certainement trop longues.

-         Les bicross sont toujours vendus avec un développement d’origine long (pourquoi ?)

Cas de figure:

-         Développement trop long : musculairement trop difficile pour le pilote. Il ne pourra pas tourner ses manivelles, n’arrivera pas à sortir vite de la grille, à relancer et fatiguera rapidement.

-         Développement trop court : trop facile à pédaler (d’autant plus si les manivelles sont longues), les appuis « pédales » sont mous. Une fois le vélo lancé il est difficile d’entraîner la roue libre. Par contre la sortie de grille pourra être bonne.

-         Manivelles trop longues : plus de force du fait de la longueur du bras de levier, mais perte de vélocité puisque la circonférence du cercle à parcourir par les pédale est plus grande. Déhanchement possible au pédalage.

-         Manivelles courtes : moins de force (petit bras de levier) mais moins de temps pour faire un tour de manivelles donc plus de vélocité et de facilité pour « rattraper » et entraîner la roue libre.

Les catastrophes :

-         Manivelles trop courtes et développement trop grand (trop dur)

-         Manivelles trop longues et développement trop court (trop mou)

 

Dans notre sport, il faut rechercher la vélocité afin de pouvoir lancer ou relancer rapidement et maintenir une haute fréquence de pédalage avec le plus long développement possible. Il faut donc trouver le compromis qui harmonisera vélocité (à privilégier chez les plus jeunes) et force.

 Il n'est pas évident d’investir et de bricoler un pédalier quand on pratique le bicross en loisirs. Mais dans tous les cas et pour que le pilote se fasse plaisir, n’hésitez pas à lui changer sa couronne.

La vélocité, c’est du travail mais il faut rechercher le « Ouah !!! T’as vu sa vitesse de pédalage ??? »

*Développement = distance parcourue par le vélo avec un tour de manivelle. Il se calcule avec le diamètre de la roue, le nombre de dents de la couronne et de la roue libre.

 

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus